
Pourquoi je n’arrive pas à contrôler mes émotions ? Comprendre les réactions émotionnelles intenses
« Je sais que je réagis au quart de tour… mais je n'arrive pas à faire autrement. »
C’est une phrase qu’il m’arrive d’entendre en séance. Parfois, la personne ajoute :
« Je sais que c’est disproportionné… Après coup, je me rends bien compte que j’ai réagi n’importe comment. »
Ces mots reviennent avec une étonnante régularité.
Ils traduisent tous la même difficulté : avoir le sentiment que ses émotions prennent le dessus, alors même que l’on aimerait réagir autrement.
Certaines personnes se mettent en colère pour une remarque qui semblait pourtant anodine.
D’autres sont envahies par une profonde tristesse après un simple désaccord.
Un silence, un retard, un regard ou quelques mots suffisent parfois à déclencher une réaction que la personne elle-même ne comprend pas.
Et lorsque l’émotion retombe, la même question revient.
Pourquoi est-ce que je n'arrive pas à contrôler mes émotions ?
Ce qui me frappe au fil des accompagnements, c’est que les personnes qui me posent cette question ne manquent généralement pas de recul.
Une fois la situation passée, elles sont parfaitement capables de décrire ce qui s’est joué.
Elles reconnaissent volontiers que leur réaction était plus intense que la situation ne semblait le justifier.
Elles se promettent de faire autrement la prochaine fois.
Pourtant, quelques jours ou quelques semaines plus tard, une scène similaire se présente.
Et la même réaction revient.
Comme si quelque chose s’était déclenché avant même qu’elles aient eu le temps de réfléchir.
C’est probablement ce qui est le plus déroutant.
La personne ne choisit pas consciemment de réagir ainsi.
Elle a plutôt l’impression que la réaction s’impose à elle.
Prenons l’exemple de Jean*
Lors d’une réunion, un collègue lui fait une remarque sur un dossier. Rien d’agressif. Une simple question, formulée calmement.
Pourtant, Jean sent immédiatement une boule se former dans son ventre. Son cœur s’accélère. Il se raidit. Il se sent coupable, comme pris en faute, Il se sent nul et comme réaction, répond plus sèchement qu’il ne l’aurait souhaité. La discussion est très tendue. Quelques heures plus tard, en repensant à la scène, il ne comprend plus sa propre réaction.
« Franchement, il n’y avait rien de méchant dans le retour qu’il m’a fait… Pourquoi est-ce que je me suis emporté comme ça ? »
Il se promet de prendre davantage de recul la prochaine fois.
Mais quelques semaines plus tard, une situation similaire se reproduit. Et, malgré toute sa bonne volonté, la même réaction surgit presque instantanément, plus violement même.
C’est précisément ce que beaucoup de personnes décrivent lorsqu’elles viennent me consulter. Elles ne cherchent pas à justifier leur comportement. Elles cherchent à comprendre pourquoi certaines situations semblent déclencher en elles une réaction qui les dépasse.
*Jean : le prénom a été anonymisé
Pourquoi certaines réactions semblent-elles plus rapides que notre réflexion ?
Les neurosciences nous apportent aujourd’hui un premier éclairage intéressant.
Notre cerveau est constamment en train d’analyser notre environnement afin d’évaluer ce qui est familier, inhabituel ou potentiellement menaçant. Une partie de ce travail s’effectue en quelques fractions de seconde, bien avant que nous ayons pleinement conscience de ce qui est en train de se passer.
Ainsi, un ton de voix, une expression du visage, un silence ou une attitude peuvent parfois être associés, sans que nous nous en rendions compte, à une expérience déjà vécue.
La réaction émotionnelle surgit alors très rapidement, avant même que notre réflexion consciente ait eu le temps d’intervenir.
Les recherches en neurosciences montrent que ces mécanismes automatiques participent à notre fonctionnement quotidien et jouent un rôle essentiel dans notre capacité d’adaptation. Ils n’expliquent cependant pas, à eux seuls, pourquoi une personne réagit fortement à une situation précise alors qu’une autre n’y sera presque pas sensible.
Pourquoi une même situation ne provoque-t-elle pas la même émotion chez tout le monde ?
C’est souvent à partir de cette question que commence le véritable travail d’exploration.
Deux personnes peuvent vivre exactement la même scène.
L’une la traversera sans difficulté.
L’autre ressentira une émotion très intense.
Vous pouvez lire l’histoire de Maël sur les peurs. Elle illustre bien ces propos.
Au fil des accompagnements, j’observe que ces réactions prennent des chemins très différents selon les personnes.
Pour certains, l’exploration conduit vers une blessure de l’enfance restée très présente.
Pour d’autres, elle met en lumière des habitudes relationnelles construites au fil des années ou des histoires familiales qui semblent encore influencer leur manière de vivre certaines situations.
Il arrive également que certaines personnes décrivent spontanément des expériences qu’elles interprètent comme appartenant à d’autres périodes de leur existence.
Je ne cherche jamais à imposer une lecture.
Ce qui m’intéresse n’est pas de déterminer ce qui est vrai ou une projection inconsciente, ce n’est pas l’essence de mon métier.
Une émotion n'est pas toujours le problème
Avec le temps, une autre observation revient souvent.
Les personnes qui arrivent en séance souhaitent généralement faire disparaître leur émotion. Elles voudraient par exemple, que je désactive dans leur cerveau certaines conséquences :
ne plus se mettre en colère.
Ne plus pleurer aussi facilement.
Ne plus ressentir cette angoisse qui semble surgir sans prévenir.
Pourtant, au fil de l’exploration, le regard change progressivement.
L’émotion n’est plus seulement perçue comme quelque chose qu’il faudrait contrôler.
Elle devient parfois un indice.
Une porte d’entrée vers une compréhension plus profonde de ce qui se joue.
Cette compréhension ne fait pas disparaître instantanément les réactions.
En revanche, elle permet souvent de ne plus les subir de la même manière.
Les réactions émotionnelles intenses ne sont qu’une des nombreuses façons dont un blocage peut se manifester. D’autres personnes viennent consulter pour comprendre des peurs persistantes, des schémas répétitifs ou ce sentiment de ne jamais être vraiment à leur place.
Explorer ses réactions émotionnelles avec l'hypnose
Lorsque les mécanismes conscients ne suffisent plus à expliquer ce qui se répète, certaines personnes choisissent d’explorer leur fonctionnement avec l‘hypnose.
Selon leur histoire et leurs attentes, les chemins peuvent être très différents.
Certaines souhaitent travailler sur les automatismes émotionnels actuels.
D’autres ressentent le besoin d’explorer des souvenirs plus anciens, des dynamiques familiales ou des expériences qui semblent dépasser leur histoire connue.
Il n’existe pas une seule façon d’aborder ces questions.
L’essentiel est de trouver une approche qui corresponde à votre parcours et à ce que vous souhaitez explorer.
Découvrir les trois approches d’hypnose que je propose à Clohars-Fouesnant ou en ligne et celle qui correspond le mieux à votre démarche







