

Vous arrive-t-il de ressentir un malaise profond, une réaction disproportionnée face à certaines situations ? De vous demander pourquoi vous répétez toujours les mêmes schémas relationnels malgré vos efforts ? Derrière ces blocages se cachent souvent des blessures émotionnelles anciennes, profondément ancrées.
Identifier et comprendre ces blessures est la première étape vers la libération. Et l’hypnose ericksonienne offre un chemin doux et puissant pour les apaiser.
Ces blessures ont été théorisées par Lise Bourbeau, thérapeute québécoise, qui a observé que la plupart de nos souffrances émotionnelles s’articulent autour de cinq grandes familles de blessures. Chacune laisse une empreinte unique dans notre façon d’être, de réagir, de nous protéger.
Ce que vous ressentez : Une impression diffuse de ne pas avoir votre place, de déranger, d’être « de trop ». Une sensation de ne pas être désiré(e) tel(le) que vous êtes.
Ce que vous faites : Vous vous faites petit(e), vous vous excusez d’exister, vous évitez de prendre de l’espace. Vous fuyez les situations où vous pourriez être vu(e) vraiment.
Les symptômes dans le corps : Gorge serrée, poitrine comprimée, difficulté à respirer pleinement.
Phrases intérieures : « Je dérange », « Je ne suis pas à ma place », « Si je disparaissais, personne ne le remarquerait ».
Ce que vous ressentez : Une peur panique de la solitude, un vide terrifiant quand quelqu’un s’éloigne. Le sentiment que si on vous quitte, c’est parce que vous n’êtes « pas assez ».
Ce que vous faites : Vous vous accrochez, vous cherchez constamment des preuves d’amour, vous testez la fiabilité des autres. Vous avez du mal à être seul(e) sans angoisser.
Les symptômes dans le corps : Ventre creux, plexus solaire contracté, sensation de froid intérieur.
Phrases intérieures : « Ne me laisse pas », « J’ai peur d’être seul(e) », « Si tu pars, je ne survivrai pas ».
Ce que vous ressentez : Une honte profonde de votre corps, de vos besoins, de vos désirs. L’impression d’être « sale », « mauvais(e) », « trop ».
Ce que vous faites : Vous vous cachez, vous vous faites discret(e), vous rabaissez vos besoins. Vous évitez d’attirer l’attention sur votre corps ou vos envies.
Les symptômes dans le corps : Visage qui brûle, épaules affaissées, dos voûté, envie de disparaître.
Phrases intérieures : « J’ai honte de moi », « Mon corps est moche », « Je ne devrais pas avoir ces besoins ».
Ce que vous ressentez : Une méfiance généralisée, la sensation que vous ne pouvez faire confiance à personne. Une vigilance constante pour ne plus jamais être dupé(e).
Ce que vous faites : Vous contrôlez tout, vous vérifiez constamment, vous construisez des murs épais. Vous avez du mal à vous laisser aller à la vulnérabilité.
Les symptômes dans le corps : Poitrine serrée (sensation de poignard), dos tendu, mâchoire crispée.
Phrases intérieures : « Je ne peux faire confiance à personne », « Ils vont me faire du mal », « Je dois rester sur mes gardes ».
Ce que vous ressentez : Une rage froide face à l’injustice, le sentiment que « ce n’est jamais assez bien ». Une exigence implacable envers vous-même.
Ce que vous faites : Vous cherchez la perfection, vous vous critiquez durement, vous contrôlez chaque détail. Vous avez du mal à lâcher prise et à accepter l’imperfection.
Les symptômes dans le corps : Mâchoire serrée, corps rigide, tension permanente, armure invisible.
Phrases intérieures : « Je dois être parfait(e) », « C’est injuste », « Je n’ai pas le droit à l’erreur ».

L’exercice du « miroir émotionnel »
1. Repérez vos réactions disproportionnées
Notez les situations qui vous mettent hors de vous, qui vous font paniquer ou qui vous figent. Ces réactions excessives sont souvent le signe qu’une blessure a été touchée.
2. Observez vos comportements de protection
3. Écoutez les phrases qui tournent en boucle
Notez les pensées automatiques qui reviennent constamment. Elles vous donneront un indice précieux sur votre blessure dominante.
4. Sentez où ça bloque dans votre corps
Fermez les yeux, repensez à une situation difficile récente. Où sentez-vous la tension ? La gorge ? Le ventre ? La poitrine ? Le dos ?
Chaque blessure a sa signature corporelle.
Conseil pratique : La plupart des gens ont une blessure principale et une ou deux secondaires. Il n’est pas rare de se reconnaître dans plusieurs profils, mais l’une d’entre elles sera souvent plus intense, plus récurrente.
Comment l’hypnose agit sur les blessures émotionnelles
L’hypnose ericksonienne ne fonctionne pas en « effaçant » les souvenirs ou en vous forçant à changer.
Elle crée un espace de sécurité intérieure où votre inconscient peut déposer les fardeaux qu’il porte depuis trop longtemps.
Contrairement à la thérapie verbale classique, l’hypnose permet d’accéder aux mémoires émotionnelles directement, sans passer par le filtre du mental rationnel.
Elle contourne les résistances et permet une transformation profonde et durable.
Un protocole spécifique pour chaque blessure
Avec plus de 10 ans d’expérience en hypnose ericksonienne et approches holistiques, j’ai développé un protocole adapté à chaque blessure : Pour la blessure de REJET : Réinstaller le droit d’exister, de prendre sa place, d’occuper l’espace sans s’excuser.
Pour l’ABANDON : Développer la capacité d’être avec soi-même, de se rassurer, de créer des liens sains sans dépendance.
Pour l’HUMILIATION : Déposer la honte toxique, retrouver la dignité de son corps et de ses besoins.
Pour la blessure de TRAHISON : Transformer les murs en filtres, développer le discernement plutôt que la méfiance généralisée.
Pour l’INJUSTICE : Relâcher la rigidité, accepter l’imperfection, se traiter avec compassion.
Ce que vous vivrez en séance
Les 5 blessures émotionnelles fondamentales sont un modèle théorisé par Lise Bourbeau, thérapeute québécoise, qui a observé que la plupart de nos souffrances psychologiques s’articulent autour de cinq grandes familles :
Ces blessures se forment généralement dans l’enfance (entre 0 et 7 ans) et créent des schémas de protection qui persistent à l’âge adulte. Chacune laisse une empreinte unique dans notre façon d’être, de réagir aux situations, et de nous protéger émotionnellement.
Quelle est la pire blessure émotionnelle ?
Il n’existe pas de « pire » blessure émotionnelle en soi. Chaque blessure est vécue différemment selon :
Cependant, certaines blessures sont objectivement plus invalidantes dans certains contextes :
La « pire » blessure est celle qui vous empêche de vivre. Celle qui sabote vos relations, votre travail, votre santé. Et cette blessure est différente pour chacun.
La notion de « blessure de l’âme » fait référence à des traumatismes qui touchent l’essence même de notre être, au-delà de la personnalité ou de l’ego. Dans les approches spirituelles et transpersonnelles, on distingue :
Les blessures de l’âme (niveau spirituel) : Sentiment de séparation d’avec le divin, perte de sens, désespoir existentiel, sentiment de ne pas être à sa place sur Terre.
Les blessures émotionnelles (niveau psychologique) : Rejet, abandon, humiliation, trahison, injustice.
Si on devait identifier la « pire » blessure de l’âme, ce serait probablement :
La blessure de séparation / de non-appartenance
Cette blessure profonde se manifeste par :
Cette blessure est plus profonde que les 5 blessures émotionnelles car elle touche à la connexion à soi-même et au sens de la vie. Elle peut être travaillée en hypnose régressive (vies antérieures, vie intra-utérine) plutôt qu’en hypnose ericksonienne classique.
Le modèle des « 7 blessures de l’âme » est une extension des 5 blessures émotionnelles de Lise Bourbeau. Différents auteurs et thérapeutes ont proposé des variantes, mais voici la version la plus communément utilisée :
Les 5 blessures de base (Lise Bourbeau) :
+ 2 blessures complémentaires :
6. La CULPABILITÉ
7. La NON-LÉGITIMITÉ / ILLÉGITIMITÉ
Note importante : Certains thérapeutes proposent d’autres modèles avec des blessures différentes (mensonge, impuissance, non-reconnaissance, etc.). Il n’existe pas de « modèle officiel » des 7 blessures.
Ce qui compte vraiment : Identifier la blessure qui VOUS bloque, quelle que soit la nomenclature utilisée. Les modèles sont des outils de compréhension, pas des vérités absolues.